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PLANETE-EXCALIBUR

Humble Critique du film PROMETHEUS

1 Juin 2012 , Rédigé par Frédérick Publié dans #Critique

Il existe des instants dans la vie où l'on se pose des questions existentielles : D'où vient l'Homme ? Où va t'il ? Est-ce que Dieu existe ? L'univers est-il infini (en tout cas, la connerie l'est, c'est sûr) ? Qui, de la poule ou l'oeuf, est arrivé en premier ? Ai-je fermé le gaz en partant ? Ai-je mis mon string à l'endroit (vu la douleur entre les deux orphelines, certainement pas) ?

Aujourd'hui, ce serait plutôt : "est-il possible d'apprécier un film et ne pas être emballé ?". La réponse est oui et elle se nomme Prometheus. Si vous n'avez pas encore vu le dernier long-métrage de Ridley Scott, pour causes de spoilers évidents,  je vous conseille de ne pas franchir cette ligne...

     

"Tu veux pas que je t'éclaire le trou de balle aussi ?

- Arrête de gueuler René !"

 

Vous êtes encore là ? Alors autant le dire tout de suite, le service marketing de la Fox vous aura bien enfumé pendant des mois en affirmant que Prometheus n'avait rien à voir avec la tétralogie Alien (En effet, selon eux, cette saga avait pour seule point commun de se dérouler dans le même univers)... Il n'en est rien ! C'est bel et bien une préquelle d'Alien. Le film, malheureusement pour lui, va donc être condamné à souffrir de la comparaison avec le Huitième Passager.

En effet, comme c'est tristement le cas de nombreux films actuels, Prometheus possède un problème de taille : son scénario. Sans être de mauvaise foi, on est à la limite d'un travail d'amateur. Même si Alien 1er du nom n'avait pas non plus le scénario du siècle (soyons objectifs, un monstre/tueur rôdant dans un lieu clos décimant un par un les protagonistes, ce n'est pas ce qu'il y a de plus original, d'autant plus que ce synopsis était un recyclage de Dark Star, le 1er film de John Carpenter), il disposait néanmoins d'un script solide et de personnages bien campés. Pour cela, rendons un hommage rapide au défunt scénariste Dan O'Bannon qui fût quand même "coupable" des scénarii de Métal Hurlant, Tonnerre de Feu, Le Retour des Morts-Vivants, Total Recall... Bref, pas les pires merdes des années 80.

Si ce n'est par son histoire, Alien le 8eme Passager doit son statut de "film-culte" par la réalisation soignée de Ridley Scott, par le soin apporté à la direction artistique des costumes et des décors, par la musique de Jerry Goldsmith et surtout par les designs de Giger qui ont fait du monstre cette créature mythique qui fascine toujours autant de nos jours. Quand on sait que le concept initial ressemblait plutôt à un amalgame d'écrevisse et de poulpe, le cinéma aurait aujourd'hui un chef d'oeuvre de moins à son panthéon. Alien sans Scott et Giger, c'est Deepstar Six (à voir sur Youtube pour se faire une idée).

Une de ces 2 personnes fait un "rôle de service". Attention, ce n'est pas obligatoirement celle que l'on croit.

 

Dans le cas de Prometheus, Ridley Scott nous prouve qu'il n'est jamais autant meilleur que dans le domaine de la science-fiction. Là aussi, un soin particulier est apporté aux décors (bien que tout soit une redite modernisée du film de 1979) et à la photographie (même en 3D, le piqué de l'image est exceptionnel, le meilleur que j'aie vu depuis Avatar).

En revanche, Prometheus souffre du syndrome Star Wars Prélogy. En effet, alors que l'histoire se déroule en amont de toute la saga Alien, toute la technologie parait plus moderne qu'à l'époque du Nostromo ! En outre, elle apporte aussi son lot de petites incohérences à la continuité, toujours la faute à ce scénario mal cogité.

Bon, depuis le temps que je tape dessus, vous voulez des détails sur ce scénar ? Okay, c'est parti. Le film débute il y a bien longtemps, quand le monde n'était que roche et eau. Un humanoïde extra-terrestre se liquéfie volontairement pour faire don de son ADN à la nature. Et paf ! En 40 secondes de métrage, vous avez déjà la réponse de la question "d'où vient l'Homme ?" pourtant l'un des sujets principaux de film. Quel intérêt ? Parce que vous croyez qu'il y aura d'autres révélations à ce sujet ? Que Nenni ! Nib ! Rrrrrrien du tout !  

Les personnages ? La plupart sont inutiles. Si ! Pour servir uniquement de victimes et c'est tout. D'ailleurs, je n'ai retenu aucun nom  des protagonistes alors que dans mes souvenirs, je me rappelle toujours de Dallas et de Ripley. Le pompon ? C'est le rôle incarnée par la très belle Charlyse Theron. Elle ne fait rien et ne sert à rrrrrrien. Ce n'est pas peu dire.

"En tant que producteur, j'ai eu un sacré nez d'embaucher un scénariste de Lost !"

 

Les incohérences que je dénonce tant ? Je ne les ai pas toutes notées mais il y en a une de gratinée. Alors que la nef extra-terrestre est percutée pendant son décollage, subit une explosion, retombe sur sa poupe et s'écrase au sol, l'androïde décapitée (et oui, il leur en arrive toujours des belles à ceux-là, comme dans tous les épisodes de la saga) se trouve toujours à côté du corps dont il a été séparé dans la salle de pilotage. C'est bien sûr très pratique pour appeler au secours grâce à l'émetteur de son scaphandre.

D'ailleurs, cet androïde, fidèle à sa réputation là aussi, fait tout pour pourrir la vie de l'équipage : empoisonnement d'un scientifique avec un fluide mystérieux dans l'espoir qu'il féconde sa maîtresse (et comme par hasard, ça fonctionne !), vol à l'étalage comme un vulgaire malandrin d'une fiole extra-terrestre, etc... Tout cela pour quel dessein ? On ne le saura pas parce que le scénariste ne le sait pas non plus. Au moins, dans Alien, on comprenait que Ian Holm voulait récupérer le monstre pour que sa compagnie puisse exploiter son potentiel unique, mais là rrrrien.

"Comme Valérie Damidot, je bricole tout et surtout n'importe quoi, sans savoir dans quel but !"

 

En explorant le vaisseau "fer à cheval", on découvre des corps eventrés. Des Aliens devraient donc déjà être là, ou au moins leurs cadavres depuis le temps. Or, l'épilogue semble nous dire que nous assistons à la naissance de la première Reine-Mère. Etrange..

Enfin, pour la continuité, il me semblait que le corps du pilote géant (nommé, si je ne me trompe pas, Space-Jockey par les spécialistes) faisait au moins 5/6 mètres de hauteur. Ici, il ne fait que 3 mètres maximum. Sans oublier que l'équipage de Nostromo le trouvait à son poste de pilotage, poste qu'il a quitté ici pour poursuivre Noomi Rapace !!! WTF comme disent les jeunes.

Finalement, ce ne sont que les séquences de pure série B avec du bon gore qui tâche qui remportent mon adhésion (mais là, c'est peut-être le nanardeur qui sommeille en moi qui parle) et la partie avec la césarienne que j'ai trouvé particulièrement éprouvante.

En conclusion, le film ne m'a laissé que le cul entre deux chaises. Et encore, d'après les commentaires de la salle, il semblerait que je sois relativement indulgent. Très relativement quand même. Mais peut-être mon cerveau de bourrin n'a-t'il rien compris à la thématique métaphysique du film , mais alors absolument rrrrrrien....

NOTE : 6.0/10

 

 

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Les 1ers Comics VF de Juin sont déjà là !

1 Juin 2012 , Rédigé par Frédérick Publié dans #Auto-Promotion

C'est le 1er juin, un nouveau mois débute et il y a déjà une sacrée poignée de comics à se mettre sous la dent. Que ce soit en Marvel avec les Éditions Panini ou en DC avec Urban Comics qui profite de cette date pour lancer les premiers albums DC Renaissance, vous pouvez donc vous régaler avec :

  • Fear Itself : The Fearless N°1 (64 pages - 4.30 €)
  • Fear Itself Hors Série N°2 (112 pages - 5.50 €)
  • Wolverine N°12 (48 pages - 4.00 €)
  • X-Men N°16 (96 pages - 4.10 €)
  • Spider-Man N°149 (96 pages - 4.10 €)
  • Marvel Heroes N°17 (96 pages - 4.70 €)
  • Marvel Icons N°17 (96 pages - 4.70 €)
  • Marvel Stars N°17 (104 pages - 4.70 €)
  • Avengers N°6 (104 pages - 4.70 €)
  • X-Men Universe N°16 (96 pages - 4.70 €)
  • Justice League Tome 1 : Aux Origines (176 pages - 14.25 € avec la remise au lieu de 15 €)
  • Wonder Woman Tome 1 : Liens de Sang (148 pages - 14.25 € avec la remise au lieu de 15 €)
  • Green Lantern Tome 1 : Sinestro (144 pages - 14.25 € avec la remise au lieu de 15 €)

A noter que les frais de port sont toujours gratuits en lettre simple à partir de 14.90 € d'achat sur mon site excalibur-comics.fr ! Largement de quoi se faire plaisir pour les beaux jours qui reviennent. Pour éviter tout bannissement dans la Zone Négative, on se dépêche de cliquer sur le lien ci-dessous :

http://www.excalibur-comics.fr/series/

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