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PLANETE-EXCALIBUR

Les Lecteurs nous écrivent et pondent une superbe critique de STARMAN !

20 Janvier 2010 , Rédigé par Frédérick Publié dans #Critique

 Aujourd'hui, si vous me le permettez, j'ai décider de "fainéantiser" un peu et laisser la parole à un de nos fervents lecteurs de ce blog (qui est en même temps un ami et un client. D'ailleurs, tous les clients deviennent des amis chez Excalibur). Il s'agit d'Olivier alias Carabas38 et je vous transcris sa missive telle quelle :

Que faire lorsque l'on a 45 euros à dépenser et qu'on ne sait pas quoi en faire ? Certains se précipiteront sur un collector ultra rare de Mylène Farmer, d'autres préféreront investir dans un maillot de football de leur équipe favorite... et bien moi, je vous propose d'investir ce pécule chèrement gagné dans un livre ou plutôt un superbe pavé recueillant une des meilleures BD : le DC Omnibus Starman tome 1.

"Quoi ? Un livre ? Pour 45 euros ? Une BD en plus !" s'exclameront les plus ignares de nos concitoyens, persuadés que 80 centimes restent le prix raisonnable pour un livre vu que, c’est celui qu’ils déboursent quotidiennement pour acheter L’Equipe. Mais nous lecteurs de comics, habitués à saborder régulièrement nos comptes bancaires pour assouvir notre passion, nous savons et connaissons le prix des choses. Mais je m’égare...

Pour en revenir à notre principal sujet, je dois bien admettre que je n’étais absolument pas convaincu lorsque j’ai acquis ce bouquin. Divers évènements m’avaient poussé à l’acheter à Frédérick mais plus certainement l’attrait pour du matériel inédit que pour l’histoire en elle-même. Et pourtant, j’ai pris une bonne claque artistique.

STARMAN-1.jpgL’histoire en elle-même est assez atypique. Nous sommes à Opal City (cité imaginaire comme il en existe tant dans l’univers D.C.) fief du premier Starman, membre éminent de la J.S.A. du Golden Age. Le temps a malheureusement eu raison physiquement de ce dernier et c’est donc l’un de ses fils, David, qui a repris le flambeau. Oui mais voilà, le fiston va se faire assassiner (et pour une fois dans les comics cette mort semble bel et bien définitive) et c’est à son frère Jack qu'il incombe d’endosser le costume et on ne peut pas vraiment dire que cette perspective l’enchante. David n’étant pas réellement un héros (et qui plus est super) dans l’âme. Pour ce qui est de l’histoire, je vais m’arrêter là de crainte de vous gâcher la lecture et vais tenter de vous convaincre de la nécessité de cette dernière. 

En premier lieu, le scénariste Jame Robinson arrive à créer un lien entre anciens et nouveaux lecteurs en insulfant du sang neuf à du vieux. Point à la manière d’un Bendis ou d’un Byrne sur Chapter One qui s’amusent à ré-écrire la continuité comme bon leur semble mais plutôt en respectant cette ancienne continuité, en la modernisant, en s’en inspirant et en y apportant un regard neuf et brillant. Lorsqu’on lit Starman, on retrouve la sensation de lire des vieux comics du Golden Age (avec tout le folklore qui l’accompagne) mais écrits à la façon de notre époque, moderne. D’ailleurs, tous les "petits bonheurs" de chaque époque des comics se retrouvent dans cette oeuvre. Les sub-plots sont nombreux et délectables. Les dialogues riches et utiles ne sont pas décompressés comme semble l’exiger la norme actuelle et chaque phrase trouve sa place.

           L’intrigue est rondement menée (le dernier arc en cinq parties est pour moi un modèle d’écriture, à faire pâlir de honte pas mal de scénaristes actuels) et l’auteur saît où il va. De ce fait, nous nous sentons obligés de le suivre dans son aventure.

Le dessin de Tony Harris, que je n’avais absolument pas apprécié sur Deux Ex Machina, trouve ici sa véritable valeur et sa version de Jack restera ma référence pour Starman. Un dessin classique, certes, mais tellement en osmose avec le scénario de Robinson. Pas d’effets mirobolants, pas de splash pages intempestives, pas de bimbo siliconées aux tee-shirts déchirés là où il faut, pas d’effets artificiels destinés à compenser un manque évident de créativité : un dessin honnête dans le très bon sens du terme.

Une dernière chose, s’il en fallait encore une pour vous convaincre du bien fondé de ma missive. Jack est un vrai "geek", un collectionneur d’objets inutiles donc indispensables, un fou de cinéma et de comics comme nous le sommes tous, nous, les lecteurs de Planète Excalibur. L’adage prétend "on est ce que l’on mange". Sommes nous ce que l’on lit ou lisons nous ce que nous sommes ? A méditer...

Alors n’hésitez pas investissez dans cet omnibus et bien entendu, un seul site, un seul vendeur pour vous satisfaire : Frédérick le détenteur de L’Epée d’Excalibur Comics.

See you soon...

                           Olivier aka Carabas38

         Le petit malin en profite pour flâter l'ego de votre serviteur et il a raison. Un coup d'épée et il chantera d'une voix aiguë jusqu'à la fin de ces jours. En tout cas, je suis bien content qu'il partage mon point de vue de cette BD. Comme lui, j'aime beaucoup le côté collectionneur du personnage, ce besoin de mémoire que l'on conserve à travers les objets (cause commune de tous collection, que ce soit des timbres, des pièces, des disques ou... des BD). Sinon, petite auto-promo :
vous trouverez STARMAN ici !

         On se dit à bientôt pour les proses made in Excalibur...

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Luc alias Muad Dib 21/01/2010 18:12


très bien écrite cette critique...ça me donne des idées