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PLANETE-EXCALIBUR

Articles avec #critique tag

Humble Critique de Man of Steel

21 Juin 2013 , Rédigé par Docteur Fatalis Publié dans #Critique

N'y allons pas par quatre chemins : ENFIN !!!

Oui, enfin un vrai film de super-héros. Si comme moi, vous en aviez marre de voir vos personnages favoris pratiquer de l'humour beauf et bas-du-front à tout-va, marre de voir des affrontements cacochymes et expédiés, marre de constater que l'on exploite jamais le potentiel du héros et de son univers... alors dans ce cas, Man of Steel est fait pour vous. Autant l'avouer de suite et en toute objectivité (hé ouais...), Superman enterre Iron Man 3 à tous les niveaux !

SUP VS IM

Homme d'acier contre homme de fer, y'a pas photo ! BOUM !!!

En effet, il faut bien reconnaître que dans tous les précédents opus cinématographiques narrant les origines d'un super-héros, malgré toutes les évidentes qualités que certains pouvaient avoir, il y avait toujours un "ventre mou" qui faisait un peu piquer du nez. Soyons honnête, même le Superman de Richard Donner n'y échappait pas : la séquence "Peux-tu lire dans mes pensées" m'a toujours un peu gêné et ennuyé. Et ce qui surprend avec Man of Steel, c'est justement son rythme ! En à peine trois quarts d'heure, Henry Cavill (parfait dans le rôle au demeurant) est déjà en costume alors que l'on a déjà assister à la destruction de sa planète natale Krypton, à son parcours initiatique à travers le monde et à sa rencontre avec Loïs Lane. Rien que ça !

Alors que que l'on en a déjà pris plein les yeux (la guerre Kryptonnienne, le sauvetage sur la plate-forme pétrolière) et plein le coeur (la séquence du premier vol est belle à en pleurer, les moments avec avec son père adoptif, brièvement mais brillamment interprété par Kevin Costner, sont extrêmement touchants), on embraie sur une succession d'affrontements homériques et de destructions apocalyptiques qui feraient passer le final d'Avengers pour une ballade d'un club du 3eme âge en autocar. On arrive au générique de fin sur les rotules mais heureux !

Avec un tel maelström de combats et de destructions à grande échelle, on pourrait croire que Man of Steel est un film ramollo du bulbe. Non, il n'en est rien. Nous ne sommes pas dans Transformers comme certains s'amusent à le comparer. Il y a un vrai scénario avec d'autres niveaux de lecture et Zack Snyder n'est pas Michael Bay, les scènes d'actions sont lisibles et le montage n'est pas épileptique.

Nous ne sommes pas ici à regarder de simples robots sans âme se foutrent sur la gueule mais sommes face à des Dieux issus de la Mythologie foulant la Terre en des batailles épiques et iconiques (le face à face de Kal El et Zod, tels des gladiateurs dans une arène formée par les ruines de Metropolis, en est le symbole).

Man-of-Steel-Affiche-Finale-France.jpg

Des critiques de ci et de là reprochent au film d'être qu'une succession de scènes d'action. Ce n'est pas faux mais ceci est une fausse impression due à la teneur hautement spectaculaire des combats et de ce fait, la mémoire ne retient que celles-ci en occultant la teneur des scènes plus intimistes. En outre, on est loin, très loin, de la coquille vide d'Iron Man 3 que la sphère des cinéphiles a pourtant encensé (et qui a snobé le Superman de Richard Donner pendant longtemps).

Il y a ici une multitude de thèmes intéressants qui sont abordés. Comme par exemple quand on nous raconte à travers les yeux de Clark Kent les difficultés psychologiques d'être un enfant adopté. En effet, Clark remettra en cause son sacro-saint familiale pour partir à la recherche de ses racines mais une fois qu'il apprendra d'où il vient et de sa raison d'être sur Terre, il retrouvera son équilibre et libérera tout son potentiel. A la fin, il comprendra qu'il est davantage un humain qu'un Kryptonnien, au point qu'il acquerra dans la douleur un des pires défauts de l'humanité, qui ira au-delà de toutes les convictions qu'il s'était fixées.

Bref, Man of Steel est une grosse claque et il est urgent d'aller tendre l'autre joue. Il est encore trop tôt pour dire si le film est un chef d'oeuvre (je ne le pense pas mais seul le recul pourra le dire, le temps est celui qui reste le meilleur juge) et si, comme moi, Christopher Reeve restera pour toujours le visage de Superman, Henry Cavill permet de tourner la page sans en fermer le livre et d'être prêt pour de prochaines aventures dans les cieux de Metropolis !

NOTE PERSONNELLE : 9.0/10 ou 4.5/5 Excellent (oui, je me standardise avec la notation Allociné).

 

 

   


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Humble Critique du film IRON MAN 3

25 Avril 2013 , Rédigé par Frédérick Publié dans #Critique

Il y a 6 ans, Iron Man était le fer de lance et la 1ere production de Marvel, le studio ayant jusque là laissé d'autres sociétés adapter ses personnages sur grand écran : Sony Pictures a fait fortune avec Spider-Man, la Fox s'est (mal) occupé des 4 Fantastiques, de Wolverine et de Daredevil mais s'est mieux débrouillé avec les X-Men. En outre, Iron Man amorçait un nouveau concept avec l'univers partagé. Le 1er volet permit d'introduire le SHIELD et la séquence post-générique nous présentait Nick Fury. Largement de quoi mettre l'eau à la bouche d'un lecteur de comics tout en intriguant le profane.

La même année, L'Incroyable Hulk venait entériner ce concept avec des allusions à un super-soldat de la seconde Guerre Mondiale et avec Tony Stark rendant visite au Général Ross. Et là, le Marvel Zombie avait vite compris que tout cela mènerait inévitablement vers un film Avengers, les meilleurs Super-Héros réunis en un seul film. Le fantasme de tout geek qui se respecte !

Ensuite, chaque film Marvel étoffait l'univers avec la présentation d'autres personnages (Veuve Noire, Oeil de Faucon, Loki...) et d'autres mondes (Asgard). Avengers fût ensuite le point d'orgue avec une véritable orgie de scènes d'action. On nous annonça alors que les Vengeurs mettait fin à la phase 1 des productions Marvel et qu'Iron Man 3 entamerait la phase 2 qui conduira logiquement à un second Avengers. Votre serviteur ayant vu le film il y a quelques heures, voici une réaction à chaud qui, comme il se doit, est bourrée de spoilers !

Celui qui n'aime pas mon 3eme opus va prendre ma main dans la gueule !

 

Shane Black, le scénariste de l'Arme Fatale et du Dernier Samaritain reprend en main la destinée de l'Homme de Fer en y introduisant des éléments plus sombres (Tony Stark, encore traumatisé par l'invasion Alien sur New York, est mis plus bas que terre par le Mandarin, un dangereux terroriste). Le réalisateur réunit autour du génial Robet Downey Jr un casting aux petits oignons avec le charismatique Guy Pearce et Ben Kingsley. Étant également un scénariste aguerri, il trouve pourtant le moyen de rater son film ! Je sais que certains d'entre vous vont encore me maudire mais c'est ainsi. ;)

Passons sur le fait qu'on ne retrouve pas les petits détails qui faisaient le charme de la série comme par exemple le titre qui claque après le pré-générique ou la musique d'ACDC (Iron Man n'ayant pas un leitmotiv musical à l'instar de Superman ou Batman, c'eût été pourtant bienvenue). Le gros souci vient une fois de plus du scénario avec l'incroyable exploit d'être peut-être encore plus mal construit que celui de Prométheus (oui, c'est possible). Aujourd'hui, on dépense 50 millions de $ en SFX mais on ne doit investir plus que 50 000 $ dans l'écriture, soit encore moins que le budget boisson du tournage.

Il est évident que tout film use de certaines facilités scénaristiques afin de faire avancer son histoire et soyons francs, si on veut se complaire dans une totale mauvaise foi, on peut trouver des incohérences dans les plus grands chefs d'oeuvres (vous, vous iriez chasser le plus grand mangeur d'homme dans un petit bout de bateau bancal ???). Mais comme un grand cuisinier saurait vous faire ingurgiter des aliments que vous n'aimez pas sans que vous en sentiez le goût avec un plat excellemment préparé, un réalisateur de talent est capable de vous faire avaler des couleuvres sans que l'on s'en rende compte. Mais avec Iron Man 3, les illogismes et les incohérences se mesurent au kilomètre !

  Sous cette armure, se cache un soldat avec un polo du meilleur goût.

Des exemples ? Pepper Potts connaît visiblement bien l'adversaire de Tony Stark, le dénommé Aldrich Killian, mais on ne nous explique pas d'où et comment... Le Dr Hansen, la botaniste de génie, s'introduit dans le sanctuaire de Tony Stark sans que celui-ci soit étonné ("Ha, Salut Hansen. Je t'ai sauté il y a 13 ans et largué comme un goujat. Tu as des raisons de m'en vouloir, tu franchis bizarrement mes système de haute sécurité mais je suis content de te voir. Un p'tit café ?"). Si, si, c'est presque ça, je vous jure. Sans compter que celle-ci trahit Pepper Potts pour capturer Tony Stark mais se ravise très vite sans raison apparente (c'est le syndrôme du sacrifice improvisé à la Prométheus). Alors que Tony Stark est à la merci de son ennemi, on le laisse en vie car "on peut avoir besoin de lui". Là aussi, pourquoi ? Mystère. Des personnages prennent feu mais leurs vêtements ne brûlent pas. Iron Patriot est capable de faire des allers et retours Pakistan/USA en quelques secondes. Le pompon est atteint lorsqu'il faut se coltiner l'énième gamin sidekick et tête à claques qui vient à la rescousse d'Iron Man (A noter d'ailleurs que Tony Stark a la chance de ne rencontrer que des fans de sa personne, le hasard fait quand même bien les choses. Il aurait pu tomber sur un Mélanchon qui lui aurait fait bien comprendre ce que c'est d'être un sale capitalise).

Le petit Tonynou fait des crises d'angoisse ? Le ressort dramatique est vite abandonné (comme plein d'autres d'ailleurs). Il lui suffira de faire ses courses chez Castorama pour en guérir et où par ailleurs, notre moustachu a les moyens de régler deux caddies pleins d'outils, de quoi faire pâlir Bob le Bricoleur, alors que quelques minutes auparavant, il en était réduit à récupérer une couverture crasseuse sur une statue d'indien et à pénétrer par effraction chez un gamin spécialiste du lancer de patates (véridique).

Et c'est pas fini ! Stark invente l'armure la plus fragile et la moins performante de toute sa carrière mais ne l'abandonne pas au point de la traîner sur des kilomètres sous le froid et la neige. Surtout qu'on apprendra vers la fin du film qu'il disposait encore d'un stock important d'autres Iron Men dans une cachette secrète. Pour reprendre une conne formule à la mode et déjà galvaudée : "Allo quoi... Le mec il a un QI de 250 mais il pisse pas plus loin qu'Ariane Massenet !"

Les armures high-tech qui arrivent au dernier moment alors qu'elles auraient pu être utiles plus tôt...

 

Et enfin, le twist du film : alors que l'on s'attendait à un Mandarin surpuissant, un vilain qui en ferait baver à notre héros, il n'est en fait qu'un acteur raté et cocaïnomane servant de leurre pour un plan plus "machiavélique" (comprenez là complètement bidon). Killian étant le vrai cerveau de l'affaire, le Mandarin n'était qu'un terroriste de pacotille qu'il rémunérait en drogue et en prostituées et se servait de son image pour alimenter les chaînes d'info. Ce personnage du Mandarin est un tel queutard qu'il aurait mieux mérité le surnom de Mandrin...

Alors qu'Avengers avait placé la barre très haut en matière de scènes d'action, Iron Man 3 n'essaie même pas l'atteindre. Pour une séquence de destruction du nid d'aigle de Tony Stark très réussie, il faut supporter une séquence finale presque illisible (on est loin du superbe découpage de Joss Whedon). Enfin, la séquence post-générique, qui traditionnellement annonce le prochain film Marvel, est complètement loupée et a le mérite d'être la pire jamais proposée, battant sur ce point le funeste record établi par Amazing Spider-Man. Vous pouvez donc gagner 5 minutes et vous barrez avant la fin sans crise de conscience.

En remarque plus personnelle, j'ai regretté de ne pas voir apparaître d'autres personnages Marvel. C'est dommage de proposer une continuité partagée entre les films et ne pas l'exploiter. Tony Stark est censé être mort aux yeux du grand public et personne ne cherche à le venger (c'est bien la peine de faire partie d'un groupe nommé Avengers). Le président des USA est en danger et il n'y a pas de trace de Nick Fury et du SHIELD non plus. Même pas une ligne de dialogue qui justifierait qu'ils soient occupés ailleurs...

Egalement, je n'ai pas apprécié que le super-héros de métal soit à ce point démystifié. Il est continuellement mis en situation de faiblesse avec son armure dysfonctionnante. Tony Stark reste le plus souvent hors de l'action en contrôlant Iron Man à distance et ce n'est pas lui qui met le vilain hors d'état de nuire mais... Pepper Potts ! On a ainsi la triste réponse à la question de qui fait le héros, l'homme ou l'armure. C'est cette dernière qui fait tout le boulot seule et c'est le triste symbole du film : être une coquille vide. Ce n'est pas le personnage qui subit un chemin de croix, mais le spectateur...

Si c'est de cette façon que débute la phase 2 des Marvel Movies, ça fait peur pour la suite des évènements !

NOTE : 5.25/10 

Tu croyais que je serai le super-vilain ultime ? On te l'a bien enfilé le mandrin dans la mandarine, héhéhéhé !

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Humble Critique du film SKYFALL

3 Novembre 2012 , Rédigé par Frédérick Publié dans #Critique

Aujourd'hui, les sagas cinématographiques sont légion. On ne compte plus le nombre de franchises sur lesquelles les producteurs misent pour s'assurer des revenus confortables et faciles. En effet, les productions ont des budgets tellement énormes qu'il est plus rassurant de décliner des personnages sur plusieurs films. James Bond est certainement le précurseur en ce domaine. Mais avec déjà 22 films au compteur (sans compter Jamais plus Jamais et le parodique Casino Royale avec David Niven), l'agent 007 peut-il encore arriver à surprendre avec ce nouvel opus ?... Oh que oui !

Faire du neuf avec du vieux est une chose délicate avec James Bond. Ce personnage issu des romans de Ian Fleming est devenu au fil du temps un genre cinématographique à lui tout seul. Il y a le le film policier, le film d'espionnage et le film "à la James Bond". Il a été souvent copié (et aussi très souvent parodié) mais jamais égalé ! La nouvelle équipe au commande de ce nouvel épisode avait un sacré défi à relever, surtout que Casino Royale avait placé la barre très haut en 2006.

Pour cela, les codes inhérents au genre ont été bousculés, voir bafoués et cela dès le début du film. Comme pour Quantum of Solace, on fait fi de la sublime introduction où l'espion s'avance dans le cercle d'un canon de revolver pour ensuite vous tirer une balle en pleine face jusqu'à ce que le sang rouge emplisse tout l'écran. Très vite, on rentre dans le vif de l'action à tel point que le climax, plutôt que d'arriver en séquence finale comme le veut tout bon film d'action, nous est présenté dans le pré-générique ! Pré-générique qui s'achève sur la "mort" du héros !!! Et là, on comprend très vite les intentions des auteurs : le nouveau James Bond, qui tel le Phénix renaîtra de ses cendres, ne sera pas celui que l'on a toujours connu jusqu'à présent.

En effet, plutôt que de rentrer au bercail, notre espion préfère noyer son amertume dans ses occupations favorites : le sexe et l'alcool. Malgré tout, cela ne l'empêche pas d'avoir  toujours le goût de flirter avec la mort (en jouant avec un scorpion, animal phallique et destructeur s'il en est). Il faudra attendre que le MI6 et sa gestionnaire soient en danger pour que James Bond décide de redevenir l'agent 007.

Sans dévoiler les suites de l'intrigue, on a enfin le plaisir de voir l'agent au permis de tuer se retrouver face à un ennemi qui n'est que le reflet de lui-même dans l'ombre. Enfin un ennemi à la hauteur de James Bond, enfin un ennemi qui n'est pas un énième savant fou rêvant de dominer le monde, enfin un ennemi qui n'est pas une caricature de méchant.

Le retour aux sources...

 

Aussi, la grande qualité de ce film vient de la réalisation. Sam Mendes met en scène et cadre merveilleusement chaque séquence et a la grande sagesse de ne pas céder aux facilités très tape-à-l'oeil en vogue aujourd'hui, comme par exemple les effets de caméras secouées alliés à un montage à la serpe, à l'instar de la série Jason Bourne (Initials J.B !). Au contraire, chaque scène a le rythme qu'il faut, le cadrage qu'il faut...

La première rencontre avec le "bad guy" interprété par Javier Bardem est éloquente à ce sujet : le personnage apparaît de loin dans une mise au point flou. Puis, le personnage avance dans le cadre sans plan de coupe jusqu'à devenir net. D'une grande simplicité mais du grand art.

Tous les acteurs jouent juste, les dialogues sont aux petits oignons et surtout, les clins d'oeil à la saga sont amenés avec finesse et respect du matériau d'origine (on est loin des blagues bien grasses et des grands coups de coudes dans les côtes pour les 40 ans du personnage dans Meurs un autre Jour). Et surtout, les scénaristes n'hésitent pas à mettre en perspective diverses symboliques comme le retour aux sources du personnage (très peu de gadgets, une intrigue basée sur de l'espionnage pur) à James Bond lui-même qui revient sur les lieux et les traumatismes de son enfance. Mais en même temps, <SPOILERS ALERT> en laissant détruire son manoir familiale et son iconique Aston Martin, il fait table rase de son passé. Sa relation avec M, dont il est clairement explicité qu'elle serait pour lui une mère de substition, prend également fin ici, sur les terres où ses parents reposent. Là, on comprend que l'on se retrouve face à une oeuvre crépusculaire, à tel point que certains se sont dit que l'aventure Bond pourrait s'arrêter là. Que Nenni, tout cela nous a été raconté pour prouver ce qui a été initié il y a 6 ans dans Casino Royale, c'est un nouveau James Bond qui est là et nous avons assisté à sa renaissance ! <FIN DES SPOILERS>

Un James Bond crépusculaire...

 

L'arrivée du célèbre logo qui habituellement ouvrait le film est peut-être placé en fermeture pour nous dire que le film entier était d'une certaine façon un pré-générique géant et que l'on est reparti pour 50 ans de nouvelles aventures avec 007 !

Le seul reproche que j'oserais faire au film serait de nous présenter un méchant qui arrive une fois de plus à tout prévoir à l'avance comme sa capture et son évasion. Il arrive même à prévoir où se trouverait James Bond à un emplacement précis et à un instant T juste pour lui mettre littéralement un métro dans la gueule.

Hormis ce ressort dramatique un peu trop déjà-vu, Skyfall est à ce jour le meilleur blockbuster et peut-être le meilleur film de l'année (avant que le Hobbit ne perturbe tout cela ?). Et pour la saga Bond, il est facilement sur le podium aux côtés de Casino Royale et Au Service Secret de sa Majesté.

NOTE : 9.5/10

 

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Humble Critique du film AMAZING SPIDER-MAN

14 Juillet 2012 , Rédigé par Frédérick Publié dans #Critique

Voilà une dizaine de jours qu’est sorti Amazing Spider-Man,  il est donc permis maintenant d’en parler sans crainte de spoilers.  Après la trilogie initiale conçue par Sam Raimi, c’est désormais Marc Webb qui reprend les commandes pour nous offrir ce reboot, qui mériterait plutôt l’appellation de riprout ! En effet, lorsque l’on décide de faire table rase du passé, c’est généralement pour faire mieux (l’exemple de Batman Begins le prouve). Hélas, ce n’est pas le cas cette fois-ci…

 

Ce serait soi-disant la mauvaise qualité et les résultats décevants de Spider-Man 3 qui auraient justifié cette remise à zéro de la saga. Pourtant, même si le score au box-office US était en deçà des deux précédents opus, le troisième volet est celui qui rapporté le plus en recette mondiale (un peu plus de 890 millions de $, ce qui n’est pas rien). Et qualitativement, malgré certains défauts évidents (des incohérences et des raccourcis scénaristiques), il est l’épisode le plus spectaculaire de la saga, celui qui a le plus l’esprit « comics » et est en tout cas bien loin de la purge dont on voudrait lui faire porter la responsabilité.

Après, que l’on aime ou pas le travail de Sam Raimi sur l’Homme-Araignée, on ne peut pas lui reprocher de ne pas avoir de la personnalité dans sa réalisation, chose que Marc Webb ne possède pas. Amazing Spider-Man n’est qu’une pellicule standard comme on peut en voir tant avec sa mise-en-scène certes soignée mais sans aucun point de vue, sans aucun style (bien que les acrobaties du Monte-en l’Air filmées en vue subjective reste une des rares bonnes idées nouvelles du film).

 

On se plaint, on se plaint... mais ça aurait pu être pire !

 

Hélas, c’est aussi une fois de plus l’occasion de subir un scénario mal ficelé, comme c’est malheureusement la mode depuis quelques temps à Hollywood (pas en France puisque l’on ne sait ne pas écrire tout court quand on voit la quantité des inepties filmiques qui y sont produites). Cet propension à des histoires bancales (qui a dit Prometheus ?) est certainement dû à des producteurs qui font réécrire l’histoire au jour le jour et au montage aléatoire qui doit couper net des séquences entières. Le fait est que de nombreuses intrigues passent à la trappe (Peter Parker n’arrête pas l’assassin de son oncle, la tentative d’assassinat du manager d’Oscorp par le Lézard est vite abandonnée…) tandis que d’autres sont inutiles (le destin du capitaine Stacy, l’utilité de faire de Peter un photographe vu qu’il ne travaille pas au DB) et certaines qui sont inexistantes (Tante May ne sert à rien).

Il faut être un cinéphage peu exigent pour pouvoir dire que ce nouveau Spider-Man est un grand film. Pourtant, en parcourant des forums ou des commentaires de ci de là, on peut trouver déjà de nombreux défenseurs de ce riprout. D’après ces groupies de Marc Webb, le film serait, parait-il, plus respectueux du matériau d’origine que la trilogie initiée en 2002, que le casting choisie serait formidable et bien supérieur au précédent et surtout, cerise sur le gâteau, qu’Emma Stone serait un canon de beauté.

Ah bon ?

Ainsi, tout le monde s'accorde à dire qu'Emma Stone est sexy ! Après, si on aime les filles qui ont les yeux globuleux et un léger prognathisme, on peut effectivement la trouver à son goût. A une époque où une Kirsten Stewart sert de mètre-étalon de la beauté, cela reste du domaine du possible.  Concernant Andrew Garfield, il n’apporte pas la profondeur nécessaire au rôle et ne lui insuffle aucune émotion (Tobey Maguire n’était pas parfait non plus en Parker mais revoyez les scènes avec son oncle et sa tante, on voit la différence au niveau émotionnel).

Spiderman 4"Je crois bien que l'auteur de ce blog va prendre mon parapluie dans le cul."

Parlons-en de Tonton Ben et Tatan May. Il a fallu appeler deux acteurs has been pour les interpréter (Martin Sheen et Sally Field en l’occurrence). Du coup, l’oncle a la tête d’un vicelard botoxé qui donnerait des bonbons à la sortie des écoles dans l'espoir de faire des conquêtes dans une classe de CM1 et la tante celle d’une veille alcoolique qui téterait 10 cubis de Villageoise par jour. 

     

Sans commentaires...

Concernant la fidélité, en dehors du retour des lance-toiles (et encore, on a droit à un bon coup de masse à leur sujet, on y reviendra après) et que Peter sorte avec Gwen Stacy avant Mary-Jane, le film semble coller au comic-book en apparence mais il en est très loin par l’esprit. Peter Parker est un jeune branché qui fait du skate-board (sic), utilise son portable à tout va comme ces jeunes crétins pendant une séance de ciné, insulte sa tante (parce qu’il sort le soir de manière injustifiée pour jouer au monte-en-l’air) au lieu d’essayer de la rassurer (re-sic) et se fait mordre sur la nuque en place de la main (qui plus est par une des nombreuses araignées transgéniques d’Oscorp, arachnide qui était unique dans la BD je le rappelle). Et pour couper les cheveux en quatre, précisons que Gwen Stacy n’était pas le 1er flirt de Petey, il y eut d’abord Liz Allen et Betty Brant, et Le Lézard ne fût pas non plus son 1er super-vilain, le Caméléon, le Vautour, le Dr Octopus, l’Homme-Sable et même Fatalis (hé oui !!!) l’ont précédé. En outre, le reptile n’a ni femme ni enfant alors que ceux-ci auraient pu apporter du ressort dramatique et émotionnel au personnage à l’instar de leurs équivalents de papier.

Enfin, pour ces fameux lance-toiles, ce n’est pas Peter qui les a inventés, il n’a créé que le percuteur. Cette fameuse toile quasi-indestructible vient directement de… l’usine d’Osborn ( !) et que  Peter la commande de chez lui par internet pour une livraison à domicile ( !!).  Excellente idée pour brouiller des pistes, impossible d’avoir une traçabilité ! Osborn peut donc savoir qui utilise son invention et connaitre son adresse postale ainsi que sa boite-mail (comme ça il pourra spammer le Parker remarquez). En outre, si on imagine le  coût d’achat d’un tel matériel révolutionnaire et les revenus de la famille Parker, on comprend mieux pourquoi Tante May se tape un cubi de Villageoise entre chaque prise.

 

Il n’y a donc pas plus de fidélité au comic Amazing Spider-Man qu’à celui d‘Ultimate Spider-Man. C’est plutôt du côté de la BD Spider-Man : Chapter One que l’on lorgne ici (les connaisseurs apprécieront).

 

Un des consultants sur le film. La fidélité, c'est sa spécialité.

 

Enfin, le film frôle quelques fois les limites du nanar en offrant des scènes involontairement drôles : Spider-Man enlève son masque pour le faire enfiler à un enfant afin de faciliter son sauvetage : sans compter la symbolique foireuse et absurde du geste (un super-héros ne prête jamais son masque, il fait partie de sa personnalité), cela nous offre l’image ridicule d’un gamin avec une tête disproportionnée (bref, c’est Amazing Elephant-Man). N’oublions pas aussi la déjà fameuse scène où un grutier aide Spidey en organisant une manœuvre d’une douzaine de grues pour que le Tisseur arrive à son but (remarquez que dans un sens, je n’avais plus eu le plaisir de voir un tel alignement de grues depuis un passage au Bois de Boulogne).

Il y a encore beaucoup de choses à dire sur cette demi-bouse filmique mais il est inutile d’en rajouter plus sur ce film que ne tisse pas bien loin. Il n’y a plus qu’à croiser les doigts pour que Christopher Nolan n’ajoute pas un navet de plus au panthéon des nombreuses adaptations foirées de nos héros favoris. Mais comme Dark Knight Rises est très attendu, il y aura forcément déception…

 

Forcément ?



NOTE : 5.0/10 (grâce à la qualité des SFX et à la petite scènette avec Stan Lee, peut-être son meilleur caméo)



  EDIT du 15/07/12 : En outre, j'ai oublié de préciser une bourde de taille dans ce long-métrage : à nul moment, il est fait allusion à la fameuse devise de Spider-Man "Un grand pouvoir engendre de grandes responsabilités". Faire une telle abstraction, c'est à la limite du scandale.

Je n'ai pas non-plus parler de la séquence post-générique complètement boiteuse qui confirme que ce film est foireux jusqu'à sa dernière image.

Merci à Sony de nous avoir bien tisser à la raie ! 

 

 

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Humble Critique du film PROMETHEUS

1 Juin 2012 , Rédigé par Frédérick Publié dans #Critique

Il existe des instants dans la vie où l'on se pose des questions existentielles : D'où vient l'Homme ? Où va t'il ? Est-ce que Dieu existe ? L'univers est-il infini (en tout cas, la connerie l'est, c'est sûr) ? Qui, de la poule ou l'oeuf, est arrivé en premier ? Ai-je fermé le gaz en partant ? Ai-je mis mon string à l'endroit (vu la douleur entre les deux orphelines, certainement pas) ?

Aujourd'hui, ce serait plutôt : "est-il possible d'apprécier un film et ne pas être emballé ?". La réponse est oui et elle se nomme Prometheus. Si vous n'avez pas encore vu le dernier long-métrage de Ridley Scott, pour causes de spoilers évidents,  je vous conseille de ne pas franchir cette ligne...

     

"Tu veux pas que je t'éclaire le trou de balle aussi ?

- Arrête de gueuler René !"

 

Vous êtes encore là ? Alors autant le dire tout de suite, le service marketing de la Fox vous aura bien enfumé pendant des mois en affirmant que Prometheus n'avait rien à voir avec la tétralogie Alien (En effet, selon eux, cette saga avait pour seule point commun de se dérouler dans le même univers)... Il n'en est rien ! C'est bel et bien une préquelle d'Alien. Le film, malheureusement pour lui, va donc être condamné à souffrir de la comparaison avec le Huitième Passager.

En effet, comme c'est tristement le cas de nombreux films actuels, Prometheus possède un problème de taille : son scénario. Sans être de mauvaise foi, on est à la limite d'un travail d'amateur. Même si Alien 1er du nom n'avait pas non plus le scénario du siècle (soyons objectifs, un monstre/tueur rôdant dans un lieu clos décimant un par un les protagonistes, ce n'est pas ce qu'il y a de plus original, d'autant plus que ce synopsis était un recyclage de Dark Star, le 1er film de John Carpenter), il disposait néanmoins d'un script solide et de personnages bien campés. Pour cela, rendons un hommage rapide au défunt scénariste Dan O'Bannon qui fût quand même "coupable" des scénarii de Métal Hurlant, Tonnerre de Feu, Le Retour des Morts-Vivants, Total Recall... Bref, pas les pires merdes des années 80.

Si ce n'est par son histoire, Alien le 8eme Passager doit son statut de "film-culte" par la réalisation soignée de Ridley Scott, par le soin apporté à la direction artistique des costumes et des décors, par la musique de Jerry Goldsmith et surtout par les designs de Giger qui ont fait du monstre cette créature mythique qui fascine toujours autant de nos jours. Quand on sait que le concept initial ressemblait plutôt à un amalgame d'écrevisse et de poulpe, le cinéma aurait aujourd'hui un chef d'oeuvre de moins à son panthéon. Alien sans Scott et Giger, c'est Deepstar Six (à voir sur Youtube pour se faire une idée).

Une de ces 2 personnes fait un "rôle de service". Attention, ce n'est pas obligatoirement celle que l'on croit.

 

Dans le cas de Prometheus, Ridley Scott nous prouve qu'il n'est jamais autant meilleur que dans le domaine de la science-fiction. Là aussi, un soin particulier est apporté aux décors (bien que tout soit une redite modernisée du film de 1979) et à la photographie (même en 3D, le piqué de l'image est exceptionnel, le meilleur que j'aie vu depuis Avatar).

En revanche, Prometheus souffre du syndrome Star Wars Prélogy. En effet, alors que l'histoire se déroule en amont de toute la saga Alien, toute la technologie parait plus moderne qu'à l'époque du Nostromo ! En outre, elle apporte aussi son lot de petites incohérences à la continuité, toujours la faute à ce scénario mal cogité.

Bon, depuis le temps que je tape dessus, vous voulez des détails sur ce scénar ? Okay, c'est parti. Le film débute il y a bien longtemps, quand le monde n'était que roche et eau. Un humanoïde extra-terrestre se liquéfie volontairement pour faire don de son ADN à la nature. Et paf ! En 40 secondes de métrage, vous avez déjà la réponse de la question "d'où vient l'Homme ?" pourtant l'un des sujets principaux de film. Quel intérêt ? Parce que vous croyez qu'il y aura d'autres révélations à ce sujet ? Que Nenni ! Nib ! Rrrrrrien du tout !  

Les personnages ? La plupart sont inutiles. Si ! Pour servir uniquement de victimes et c'est tout. D'ailleurs, je n'ai retenu aucun nom  des protagonistes alors que dans mes souvenirs, je me rappelle toujours de Dallas et de Ripley. Le pompon ? C'est le rôle incarnée par la très belle Charlyse Theron. Elle ne fait rien et ne sert à rrrrrrien. Ce n'est pas peu dire.

"En tant que producteur, j'ai eu un sacré nez d'embaucher un scénariste de Lost !"

 

Les incohérences que je dénonce tant ? Je ne les ai pas toutes notées mais il y en a une de gratinée. Alors que la nef extra-terrestre est percutée pendant son décollage, subit une explosion, retombe sur sa poupe et s'écrase au sol, l'androïde décapitée (et oui, il leur en arrive toujours des belles à ceux-là, comme dans tous les épisodes de la saga) se trouve toujours à côté du corps dont il a été séparé dans la salle de pilotage. C'est bien sûr très pratique pour appeler au secours grâce à l'émetteur de son scaphandre.

D'ailleurs, cet androïde, fidèle à sa réputation là aussi, fait tout pour pourrir la vie de l'équipage : empoisonnement d'un scientifique avec un fluide mystérieux dans l'espoir qu'il féconde sa maîtresse (et comme par hasard, ça fonctionne !), vol à l'étalage comme un vulgaire malandrin d'une fiole extra-terrestre, etc... Tout cela pour quel dessein ? On ne le saura pas parce que le scénariste ne le sait pas non plus. Au moins, dans Alien, on comprenait que Ian Holm voulait récupérer le monstre pour que sa compagnie puisse exploiter son potentiel unique, mais là rrrrien.

"Comme Valérie Damidot, je bricole tout et surtout n'importe quoi, sans savoir dans quel but !"

 

En explorant le vaisseau "fer à cheval", on découvre des corps eventrés. Des Aliens devraient donc déjà être là, ou au moins leurs cadavres depuis le temps. Or, l'épilogue semble nous dire que nous assistons à la naissance de la première Reine-Mère. Etrange..

Enfin, pour la continuité, il me semblait que le corps du pilote géant (nommé, si je ne me trompe pas, Space-Jockey par les spécialistes) faisait au moins 5/6 mètres de hauteur. Ici, il ne fait que 3 mètres maximum. Sans oublier que l'équipage de Nostromo le trouvait à son poste de pilotage, poste qu'il a quitté ici pour poursuivre Noomi Rapace !!! WTF comme disent les jeunes.

Finalement, ce ne sont que les séquences de pure série B avec du bon gore qui tâche qui remportent mon adhésion (mais là, c'est peut-être le nanardeur qui sommeille en moi qui parle) et la partie avec la césarienne que j'ai trouvé particulièrement éprouvante.

En conclusion, le film ne m'a laissé que le cul entre deux chaises. Et encore, d'après les commentaires de la salle, il semblerait que je sois relativement indulgent. Très relativement quand même. Mais peut-être mon cerveau de bourrin n'a-t'il rien compris à la thématique métaphysique du film , mais alors absolument rrrrrrien....

NOTE : 6.0/10

 

 

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Humble Critique du film Avengers

27 Avril 2012 , Rédigé par Frédérick Publié dans #Critique

 

NB : Pour ceux qui n'auraient pas encore vu le film, votre serviteur vous garantie un article 100 % sans spoilers. Et puis de toute façon, il y en a pléthore dans les bandes-annonces que vous avez vues 32156 fois sur Youtube.

Avengers, c'est le concept de film que tous les fans purs et durs de super-héros fantasmaient depuis plusieurs années. Non pas qu'il n'y ait jamais eu des super-groupes sur grand écran (les X-Men et les Watchmen ont précédé les Vengeurs) mais la réunion de plusieurs personnages développés dans des précédentes adaptations en une seule relève de l'inédit. Sans compter le fait que les protagonistes partagent le même univers et la même continuité.  

Comme vous avez déjà pu vous en rendre compte, je suis Monsieur "Jamais-content" (en fait, le 2eme papy dans le Muppet Show, c'est moi. Si, si, regardez bien, celui qui est chauve). Alors autant le dire tout de suite, pour moi, Avengers n'est pas le film ultime de super-héros mais rasssurez-vous, c'est très loin d'être une purge non plus.  

Commençons sur ce qui m'a déplu : le scénario. Celui-ci est plutôt bancal et a beaucoup de mal à mettre les personnages en place (Thor apparaît au moins 40 mn après le début). Dans le dernier film Marvel en date, on laissait Captain America surpris de se réveiller en plein 21eme siècle suite à un coma de plus de 60 ans. Or, croyez-vous qu'il serait perturbé, traumatisé, en complet anachronisme par rapport à la mentalité et la technologie actuelle ? Que Nenni. Il est plutôt comme un poisson dans l'eau pour un mec qui devrait normalement être en extase rien qu'en voyant une télé en noir & blanc ou un minitel !  

A la fin du film Thor, le Dieu du Tonnerre restait "prisonnier" sur Asgard suite à la destruction du Bifrost, la machine cosmique lui permettant de voyager à travers les dimensions. Dans Avengers, il est expliqué nulle part comment il s'est débrouillé pour trouver le chemin de Midgard. Enfin, Oeil de Faucon et la Veuve Noire n'ayant pas eu les honneurs d'avoir leur propre long-métrage respectif, il est quand même difficile de bien approfondir leur personnalité. Un premier acte avec quelques flashbacks rapides auraient peut-être pu être sympa.  

Dans la première moitié du film, la production semble beaucoup trop grosse pour les épaules de Joss Whedon (réalisateur qui vient de la télé je le rappelle). La réalisation est très plan-plan et sans aucune fougue. Enfin, on ne peut évidemment pas éviter l'avalanche de gags et l'humour bien lourd qui (hélas ?) semble être devenu une marque de fabrique des films Marvel (bien que 2 ou 3 gags ont réussi à me faire marrer).

"Graaawh ! Hulk tout casser sur ce blog !!!"

 

En revanche, Avengers prend son envol dans sa 2eme moitié qui vaut à elle seule de le voir sur un grand écran. Le film vous emmène dans un vrai roller-coaster pour ne plus vous lâcher jusqu'au générique de fin (et comme la tradition l'exige désormais, attendez bien la fin pour voir le prochain ennemi du groupe, ça promet).  

On a droit à une véritable orgie de scènes cultes pour tous les fans qui attendaient de voir "en live" les meilleures péripéties couchées d'habitude en 2 dimension sur le papier : les Héros qui s'affrontent entre eux puis qui font union contre un danger commun, des poses iconiques, de l'épique, du mythique ! Enfin et ce n'est pas trop tôt, les pouvoirs des personnages sont exploités à la mesure de leur possibilités. Cela fait d'Avengers le plus spectaculaire, et de loin, des films Marvel. Le bouquet final s'inspire fortement de Transformers mais sans la mise-en-scène portnawak de Michael Bay. Vous aurez d'ailleurs droit à un plan-séquence de toute beauté (j'en frissonne encore). La grande bataille est tellement généreuse dans le spectaculaire qu'elle fait pardonner tous les défauts sus-cités. Une séquence qui n'a pas fini de tourner en boucle dans mon lecteur lorsque le blu-ray sera en ma possession !  

Même si j'ai plus d'affection pour le film Captain America, il n'y a aucune raison de bouder son plaisir tant il est rare de sortir content d'une adaptation d'un de nos héros préférés (remember Elektra, Thor, Green Lantern, etc...). Vengeurs, rassemblement !!!

NOTE : 8.0/10

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Avis sur Marvel Heroes 8

4 Septembre 2011 , Rédigé par Frédérick Publié dans #Critique

Voilà déjà quelques mois que Marvel Heroes est reparti au N°1 (pour la troisième fois !!!) et a trouvé son rythme de croisière. Faisons le point avec le N°8 de septembre 2011 qui vient juste de sortir.

La revue a commencé avec 4 séries régulières (Avengers, Thor, Hulk, Avengers Academy) mais se retrouve avec seulement 3 aujourd'hui, le Titan de Jade étant sacrifié sur l'autel de l'Opération Flashforward de Panini (opération qui consiste à publier plus d'épisodes d'une série afin de réduire le décalage avec les sorties américaines).

Le magazine commence avec 2 épisodes des Vengeurs (Avengers en VO), les futurs stars de cinéma made in Marvel. Depuis le mois dernier, la série démarre un nouvel arc narratif avec un super-vilain qui part en quête des Joyaux de l'Infini, précédemment possédés par Thanos, afin d'avoir un pouvoir absolu. Il vient d'ailleurs de casser la gueule au pourtant balèze Red Hulk. L'aventure n'est pas inintéressante mais est saupoudrée de dialogues parfois inutiles, comme d'habitude avec Bendis. En effet, une course à la montre devrait s'engager pour éviter au vilain de s'emparer des Joyaux restants mais à la place de cela, que font les Vengeurs ? Ils palabrent... On comprend que Steve Rogers, qui découvre ici l'existence des Illuminatti, s'en prenne à Tony Stark mais ils auraient pu mettre leur explications à plus tard et profiter de la réunion d'un grand nombre de Vengeurs pour partir à la chasse au Hood. Mais bon, c'est comme ça avec Bendis...

Pour la série Thor, c'est pire. Elle est depuis peu en de bien mauvaises mains. Les scénarii de Fraction tentent de retrouver le souffle de la grande époque de Kirby et Buscema mais ce n'est au final qu'un pétard mouillé. Nous ne nous attarderons pas non plus sur le travail de Ferry qui s'en remet davantage à son coloriste qu'à son "talent". Tout ceci est plus que passable.

Enfin, nous arrivons à Avengers Academy, une série que personne n'attendait et qui a pourtant surpris tout le monde. Les histoires sont à la fois modernes mais aussi dans la veine de la grande époque, le scénariste Christos Gage ne crache pas sur la continuité comme Messire Bendis mais s'en sert pour apporter de nouvelles perspectives. A chaque fois, on a droit à un portrait d'un membre de l'équipe et permet d'approfondir le profil psychologique des personnages et de les rendre plus attachants. On y retrouve vraiment l'esprit de la grande époque Marvel, du temps où Chris Chlaremont ou David Michelinie nous concoctaient ce genre de récit où l'action n'était pas non plus mise de côté. Avengers Academy est le pilier de Marvel Heroes et une des meilleures séries Marvel. Qu'on se le dise !

NB : L'épisode n'est pas dessiné par Mike Mc Kone comme indiqué par Panini dans la page de garde mais par Tom Raney.

Marvel Heroes, c'est chez Excalibur-Comics.fr !

En plus, le port est GRATUIT à partir de 14.90 € d'achat !

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L'été Ciné 2011 a été chaud !

4 Septembre 2011 , Rédigé par Frédérick Publié dans #Critique

Il y a un peu plus d'une quinzaine d'années, l'été était généralement très pauvre en sortie de film. Une idée répandue voulait que l'on ne s'enferme pas dans une salle de cinéma quand il fait chaud et beau dehors. D'ailleurs, pour conforter cette théorie, les chiffres de fréquentation faibles étaient là pour le prouver (c'était aussi le schéma du serpent qui se mord la queue, s'il n'y a pas de bons films, le public ne se déplace pas non plus). Les gros studios préféraient donc attendre la période de la rentrée à Noël pour sortir leurs blockbusters, ce qui nous faisait attendre entre 8 et 4 mois par rapport à la sortie américaine.

Les choses ont bien changé depuis. La preuve avec cet été 2011 qui a été exceptionnellement orgiaque, en particulier dans les genres qui nous plaisent (fantastique, super-héros, héroïc fantasy, etc...). Le mois d'août a été d'ailleurs dévastateur pour le porte-monnaie avec pas moins de 1 à 2 blockbusters par semaine. Évidemment, il y a eu des morts au box-office, c'était inévitable.

Revenons sur ce que le Dr Fatalis a eu le temps de voir :

 

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M. POPPER ET SES PINGOUINS

Je sais, je sais, je vous entends déjà ricaner ! Non pas que je me suis précipité pour voir ce nouveau chef d'oeuvre de Jim Carrey car en fait j'étais parti pour voir Cars 2 avec mon premier. Mais, une fois arrivés au cinéma, patatras, ce fût le drame ! La salle était complète... Voulant retourner à la maison, voilà que j'ai droit aux larmes avec toute la tristesse du monde. Étant de nature sensible et ne voulant subir le courroux de la DASS pour maltraitance, je décidai de nous rabattre sur cette comédie familiale.

N'ayant pas parler encore du film, autant avouer tout de suite qu'il n'y a grand chose à dire. Prenez tous les films du style Alvin et les Chimpmachins ou autre, intervertissez les animaux avec d'autres et vous avez le même scénario standard qui vous est raconté. Un film à voir un par un après-midi férié et pluvieux. Sinon, mon gamin a adoré !

NOTE : 3/10

 

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SUPER 8

Le concept du film était plus que sympa et le lancement donnait l'eau à la bouche, mais à l'arrivée, il n'y a pas grand chose, comme c'est souvent le cas avec JJ Abrams. Le premier acte est très bien mené mais s'essouffle complètement dans le second en s'attardant sur des détails inutiles. Le 3eme acte permet un peu de sortir de sa torpeur malgré la révélation décevante sur le monstre (pour spoiler, il est simplement une variation plus imposante et monstrueuse d'E.T avec la même motiovation : rentrer chez lui ! C'est dommage alors que l'on s'attendait par moment à voir un monstre du type Decepticon ou Tarentula). La fin est typiquement à la Spielberg, entre E.T (encore !) et Rencontre du 3eme Type.

Mais surtout, le cauchemar de tout spectateur du film, c'est qu'il faut se coltiner un sidekick tête à claques avec un appareil dentaire qui ferait passer Tchernobyl pour un pet de lapin, le tout sous une incohérence scénaristique de taille ! Alors que la nef spatiale de l'alien attire dans son sillage tout ce qui est métallique, y compris de petits objets comme des pendentifs, son dentier reste parfaitement en place. Ça aurait été portant un plaisir d'avoir un petit plan gore pour le final en le voyant se faire arracher son bec à foin...

En conclusion, il vaut mieux retourner voir les vrais classiques des années 80 auxquels Super 8 fait référence tout en ne parvenant jamais à leur arriver à la cheville : Gremlins, Retour vers le Futur, E.T, Explorers, Goonies, Stand by me, Poltergeist, etc...

NOTE : 5/10

 

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GREEN LANTERN 

Ce personnage DC avait le potentiel d'être aussi spectaculaire, émouvant et onirique que le Superman de Richard Donner. Hélas, la réalisation sans personnalité de Martin Campbell (qui n'est après tout qu'un mercenaire au service des producteurs), le scénario mal foutue (4 scénaristes officiellement) et un montage à la serpe ont fait de ce qui aurait dû être le Star Wars (ancienne trilogie bien sûr) des super-héros un film assez banal. Entre des scènes qui ne servent à rien (Hal Jordan en famille) et certaines ridicules (la création du circuit de voiture pour éviter un crash d'hélicoptère), il y a heureusement quelques bonnes séquences (l'ouverture, l'entraînement sur Oa, le combat final quoique un peu court). Les effets spéciaux sont aussi de qualité. Dommage aussi que Hammond soit un méchant sans envergure. Finalement, on est quand même proche de Star Wars mais c'est celle de la tambouille de la nouvelle trilogie.

En conclusion, un film regardable, bien loin de la nullité que certaines personnes voudraient nous faire croire, mais une impression de gâchis quand on connaît la qualité de la BD d'origine.

NOTE : 6/10

 

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LA PLANETE DES SINGES : Les Origines

Le premier Planète des Singes avec Charlton Heston sortie en 1968 est un chef d'oeuvre de la Science-Fiction et malgré les années qui passent, garde son aura intact (le remake a moitié râté de Tim Burton est là pour le prouver). C'est la preuve que l'on ne peut juger un film seulement à la modernité de ses FX. Pour celui-ci, on ne pouvait que rester perplexe quand à savoir si ce serait un nouveau remake, un reboot ou un nouvel épisode de la franchise initiée par Burton. Il est finalement un peu tout cela à la fois et se révèle être une excellente surprise. Les Effets-Spéciaux sont si réussis qu'on en oublie qu'ils existent, les singes et surtout César apparaissent comme des personnages à part entière. Le scénario n'oublie aucun détail et monte crescendo dans un climax spectaculaire sur le pont de San Francisco (c'est autre chose que les escarmouches finales de Thor, Iron Man 2 ou Green Lantern). La fin ouverte laisse présager d'une suite qu'on attend déjà avec impatience. Rupert Wyatt est le prochain réalisateur à suivre.

Émouvant, captivant, spectaculaire, réaliser avec inspiration, scénario millimétré, FX bluffants, il y a tant de qualificatifs pour ce presque chef d'oeuvre. Certainement le blockbuster de l'été, voir de l'année.

NOTE : 9/10

 

mcl 3CAPTAIN AMERICA

Après la purge que Thor nous a fait sûbir, on s'attendait encore à crépir les murs avec la couleur marron. A l'arrivée, Captain America se révèle être la meilleure production Marvel Studios à ce jour, supérieure même au premier film du Vengeur Doré. Là aussi, le scénario est inspiré : on comprend bien les motivations de Steve Rogers, pourquoi le choix s'est porté sur lui pour le test du sérum du Super-Soldat et ce qui l'a poussé à se lancer dans la guerre. Le film prend le temps de présenter les personnages et les enjeux pour faire succéder les scènes d'action les unes après les autres dans la seconde partie. Crâne Rouge est un méchant réussi grâce à l'interprétation d'Hugo Weaving. Les clins d'oeils sont sympas et pas lourds comme dans Iron Man (mention spéciale à l'apparition furtive de Human Torch). Le seule petit défaut est une fin un peu trop abrupte, on aurait aimé davantage d'émotion par rapport à ce que Steve Rogers réalise sur sa situation...

Un très bon film de super-héros qui n'a hélas, pas trouvé son public en France.

NOTE : 8/10

 

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COW-BOYS & ENVAHISSEURS

Malgré la présence magnétique de Daniel Craig, le dernier Blockbuster du mois d'août peine à décoller. On suit l'histoire sans déplaisir mais on aurait aimé que le choc des deux cultures soit un peu plus fouillée. Que l'invasion Alien ait lieu aujourd'hui ou au Far-West ne fait pas finalement pas tellement d'importance sur le cours du récit. Il aurait été intéressant de pousser plus loin les codes qui régissent le Western et celui de l'invasion extra-terrestre afin de les exploser pour faire une oeuvre originale. Malheureusement, il l'a déjà prouvé dans le passé avec les 2 Iron Man, Jon Favreau n'a pas les épaules pour mener des gros paquebots à bon port. Il ne conçoit les films que sur l'angle du divertissement et de l'humour en oubliant des soupçons de réflexion ou de spectaculaire qui font de certains films de gros morceaux de cinéma (Inception en est un bon exemple). Une occasion manquée vu ce que le concept pouvait offrir.

NOTE : 6.5/10

 

 

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Humble Critique du Film THOR

6 Mai 2011 , Rédigé par Frédérick Publié dans #Critique

Voici une semaine et demi qu'est sorti Thor, la dernière production Marvel, et le succès semble être au rendez-vous (110 millions de $ dans le monde et près de 900 000 entrées en France pour sa 1ere semaine tout de même). Aujourd'hui que tout le monde a vu le film, il est donc possible de partager nos points de vue.

Autant le dire tout de suite, je n'attendais rien de ce film et le pire, c'est que j'ai trouvé quand même le moyen d'être déçu ! Comme nombre de ses prédécesseurs cinématographiques, Thor oublie qu'il est un film de super-héros en privilégiant prioritairement l'humour et les bavardages en dépit de l'épique et de la bravoure. C'est bien simple, j'ai failli piquer du nez au milieu du métrage et ce n'est que devant le combat contre les géants des glaces et l'apparition d'un charismatique Destructeur que je suis sorti de ma torpeur. Il y a tellement de dialogues qui sont là pour ne rien dire que j'ai cru pendant un instant que c'était ce vieux Bendis qui avait écrit le scénario.

A part Loki, les personnages sont sans saveurs et presque sans personnalité, René Russo n'a droit qu'à deux scènes, comme la 3D, la petite scientifique incarnée par la mignonne Kat Dennigs ne sert à rien (qui plus est, toujours engoncée sous une tonne de vêtements qui ne nous permet pas d'apprécier sa pulpeuse silhouette, un scandale !). Sans compter les protagonistes qui se téléportent d'un monde à l'autre donnant l'impression d'assister à un mauvais épisode de Stargate. 

"Maintenant que j'ai un Oscar, je peux faire des films nazes comme Angelina Jolie et Halle Berry !"

Enfin, Kennegh Brannagh, qui n'est pourtant pas un tâcheron comme Brett Ratner, nous impose une réalisation sans envergure et faussement branchée (il faut voir la multitude de plans bancals comme dans le nanar Battlefield Earth) et, à l'instar du sort de Whiplash dans Iron Man 2, nous expédie le combat de Thor contre le Destructeur en 2 temps 3 mouvements. Bref, Sam Raimi, Guillermo Dell Toro, Richard Donner et Christopher Nolan peuvent dormir sur leurs oreilles, ils ne sont pas près d'être détrônés dans la catégorie "meilleurs réalisateurs de film de super-héros".

Il serait peut-être temps que Marvel Films pense à prendre des réalisateurs adéquats pour leurs prochaines productions, je suis sûr que des David Fincher, James Cameron, Steven Spielberg, Peter Jackson, Neill Blomkamp feraient merveille, car au train où vont les choses, on va pas tarder à voir débarquer Roland Emmerich !

Non, non, non, ce n'est pas Gimli dans le Seigneur des Anneaux !

Certains diront que je ne suis jamais content mais je tiens à dire que justement, j'aime trop les personnages Marvel pour les voir traiter de la sorte. Le fait est que je ne juge pas si Thor est une adaptation fidèle ou pas au comics, mais simplement de savoir s'il est un bon film... Et ce n'est malheureusement pas le cas. 

Si Panini espérait une fois de plus que les spectateurs se rueraient en masse pour acheter des comics suite à la vision du film, je tiens à leurs dire que c'est plutôt le contraire qui va arriver : ils risquent d'être dégoûtés avant d'avoir lu la première page !

Bilan : 5/10 (et encore, c'est bien parce que le Destructeur est superbe !)

"Depuis que j'ai joué dans Thor, je ne dors que d'un oeil !"

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100 % Marvel : Deadpool Tome 1

24 Janvier 2011 , Rédigé par Frédérick Publié dans #Critique

Comme je l'ai déjà écris ICI, je ne suis pas le meilleur fan du personnage de Deadpool, si bien que lorsque j'ai commencé la lecture du premier 100 % Marvel consacré au mercenaire au bocal percé, j'ai dû me mettre des sacrés coups de pieds au cul.

Et je dois dire que j'ai eu droit, sans surprises, à un festival de gags en tout genre, mais surtout le genre qui ne me fait pas rire (et pourtant, je suis facile de ce côté là). Heureusement, le récit reste très généreux en gore avec divers démembrements et têtes qui explosent.

Dans cette histoire, Deadpool est convoqué devant un commission de sénateurs afin de justifier ses différents actes lors de ses précédentes missions. Le problème : il est si atteint du bulbe qu'il est difficile de savoir où est le faux du vrai et le vrai du faux...

Comme d'habitude, j'ai eu du mal à me faire à ce délire permanent où l'on franchit régulièrement ce qu'on appelle le quatrième mur (Deadpool a conscience d'être un personnage de Comics et il s'adresse au lecteur très souvent. Il tente même d'en convaincre les autres personnages.). En effet, si je n'aime pas ce procédé, c'est parce qu'il me ramène à ma simple condition de spectateur alors que je suis quelqu'un qui souhaite "vivre" des aventures aux côtés du héros.

Néanmoins, j'ai apprécié la partie où Deadpool raconte ses origines de manière légère alors qu'en parallèle, celles-ci sont également expliquées d'un point de vue plus sérieux par des agents de la Sécurité Intérieure. Cela a l'avantage de démontrer que ce personnage ne voit pas les choses comme tout le monde.

Ensuite, la suite des événements ont été une véritable torture pour mes yeux et mon esprit : Wade Wilson qui se retrouve avec le visage de Michael Jackson, qui arrête une pluie de balles à la façon de Néo, etc... Et tout ça sans compter le schmilblick final qui lui permet de s'échapper du tribunal ! Le seul point positif est la vision qu'a le dessinateur de Silver Sable, il la dessine à la manière de Power Girl (si vous voyez ce que je veux dire)...

Sachant qu'il ne me restait plus que deux pages à lire, je me dis que je vais enfin pouvoir passer à une autre lecture qui, je l'espère, sera plus agréable. Et là, c'est le drame ! J'ai droit à un retournement de situation qui me retourne complètement comme un crèpe. Un twist final qui finalement fait que ce que j'ai lu quelques pages auparavant était pas si mal que ça !!! Evidemment, je ne ferai pas de spoiler à ce sujet mais on en rediscutera plus tard...

En conclusion, ce 100 % Marvel mérite vraiment qu'on s'y arrête même si, je pense, il plaira plus aux autres qu'aux fans purs et durs de Deadpool.

Pour se faire plaisir avec ce Deadpool Tome 1 à 9.50 € sur Excalibur-Comics, c'est ICI !

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